Restauration de la chapelle Notre-Dame des Grands Champs, Mieussy
- 2 . restauration
épure
Mieussy (74)
NC
–
2026 (diagnostic)
année(s) : 2026 (diagnostic)
cadre : épure
résumé :
HISTORIQUE
La chapelle Notre-Dame des Grands Champs est également dédiée à Notre-Dame de la Compassion ou Notre-Dame des 7 douleurs. Elle est également dénommée «Chapelle à la Dame».
La chapelle est fondée en 1655 par Jeanne Marie MARESCHAL de DUIN de la VAL D’ISÈRE (1605-1684), veuve de François Melchior de LA FLECHÈRE (1600-1653), seigneur de Ravorée (Mieussy), de la Fléchère (Saint-Jean de Tholome) et Senoche.
La chapelle apparaît sur la Mappe Sarde, cadastre levé en 1730, implantée à l’intersection entre deux chemins menant à Taninges.
Elle semble avoir subi les outrages de la période révolutionnaire qui la laisse en ruines dans la première moitié du XIXe siècle.
Elle fut reconstruite entièrement à l’initiative de François MONTESSUIT, curé de Mieussy entre 1854 et 1866, originaire de Saint-Laurent. Les travaux continuèrent après le décès du curé de Mieussy en 1866.
DESCRIPTION DE LA CHAPELLE
La chapelle Notre-Dame des Grands Champs se compose d’une nef et d’un chœur, inscrit dans une abside polygonale à trois pans.
Elle s’implante sur une parcelle de forme triangulaire à l’intersection de la route de l’Étroit Denté (route en direction de Taninges) avec une voie en impasse de desserte de quelques maisons. Elle fait face à la fruitière des Hauts-Fleury.
L’église est marquée par le style néo-gothique, très en vogue dans la deuxième partie du XIXe siècle, qui s’affirme par le dessin des voûtes et des ouvertures, ainsi que par les fines modénatures du portail d’entrée et des deux baies.
DIAGNOSTIC DE LA CHAPELLE
Le diagnostic recense deux types de désordres à traiter à court et moyen terme :
DÉSORDRES PRIORITAIRES
La chapelle est concerné par un phénomène de remontées capillaires, qui dégradent les enduits intérieurs et extérieurs. A terme, l’absence d’enduit protégeant les maçonneries peut conduire à leur altération (déchaussement des maçonneries). Les conséquences des remontées capillaires constituent un désordre prioritaire, qu’il est important de traiter rapidement.
Une première campagne de travaux consisterait donc à mettre en place un drain périphérique et à améliorer la collecte des eaux pluviales (PHASE 1)
Le diagnostic démontre également l’état très moyen à mauvais de la couverture, avec des traces d’infiltrations visible dans les combles. Une réfection de la couverture est donc à envisager à court ou moyen terme, pour s’assurer de la protection efficace de la chapelle (PHASE 2).
DÉSORDRES SECONDAIRES
Une fois, toutes les interventions mises en œuvre pour assurer l’assainissement efficace des maçonneries et l’efficacité de la fonction protectrice de la toiture, il est possible d’intervenir sur les désordres secondaires, principalement esthétiques.
Il est proposé d’intervenir dans un premier temps sur la restauration de l’extérieur de la chapelle (PHASE 3), avec la réfection des enduits de façades, accompagnée de la réfection de la porte d’entrée. Il est possible d’inclure à cette campagne de travaux, l’aménagement qualitatif des abords de la chapelle.
L’ultime intervention correspondrait à la restauration intérieure de la chapelle, comprenant la réfection des enduits intérieurs («en recherche»), et la remise en badigeon des murs et voûtes, incluant la restitution des décors originaux (PHASE 4).













