restauration d’un chalet d’alpage 2, Les Allues



année(s) : 2019-2020 (autorisation préfectorale obtenue)

cadreépure

surface : 60 m² (surface de plancher)

coût travaux : NC

résumé :
Ce chalet fait partie d’un micro-hameau, situé sur les hauteurs du chef-lieu des Allues. Il marque le paysage comme un témoin historique de l’exploitation ancestrale des alpages.

Le projet s’articule autour de la restauration totale du chalet et de la volonté de préserver intégralement les qualités architecturales et patrimoniales du chalet.

Programme de travaux :
A. Réfection de la couverture
B. Mise en oeuvre d’un drain
C. Restauration des façades
D. Modification d’ouvertures

Le projet propose de conserver intégralement l’ensemble des portes, en les transformant en volets extérieurs, tout en intégrant des portes-fenêtres vitrées à l’intérieur.

Pour faire rentrer la lumière au coeur du chalet, il est proposé de créer des ouvertures triangulaires largement vitrées au sommet des deux pignons. La position de ces impostes vitrées se cale sur les pièces de bois assurant la stabilité des pannes, pour mieux les mettre en valeur. Les châssis vitrés fixes s’implantent en retrait de la maçonnerie pour être partiellement dissimulés par l’ombre portée de l’avant-toit et pour apparaître en second plan dans la lecture du pignon. Ce dispositif discret permet d’éviter de créer des ouvertures supplémentaires qui auraient dénaturées le caractère simple et dépouillé du chalet d’alpage.

Les chalets du groupement bâti sont couverts des déclinaisons de tôles de récupération, particulièrement oxydées, provenant de la réutilisation de fûts métalliques : le corps (formant de longues plaques rectangulaires et le fond (formant des éléments posés à la manière des ardoises ou lauzes). Ces éléments «recyclés» sont issus des usines de la vallée et témoigne de la double activité des propriétaires de montagnettes, qui cumulaient un emploi à l’usine avec une activité agricole tournée vers l’élevage et le pastoralisme.

L’usage du métal marque l’entrée dans l’ère industrielle et vient remplacer les techniques ancestrales : lauzes, ardoises, pierres plates, chaume, tavaillons. Les recherches n’ont pas permis de déterminer la nature du matériau de couverture originel. Peut-être était-il couvert par d’épaisses ardoises (ou petites lauzes) de provenance locale ?

Le projet propose de perpétuer le témoignage de la double activité des alpagistes au tournant de l’ère industrielle, en retenant la mise en œuvre de fonds de fûts métalliques, fixées par clouage sur le platelage formant pare-neige.

Ce choix permet de maintenir une certaine harmonie au sein du groupement bâti de Mergolaz.

Les pièces présentées sont tirées de la demande d’autorisation préfectorale de restauration d’un ancien chalet d’alpage.